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A propos d'une citation attribuée à Albert Einstein que l'on peut découvrir dans différents journaux dont

 

   
 

Cette citation est extraite de propos attribués à "l'étudiant Albert Einstein" et qui ont été consignés dans un texte dont il existe plusieurs versions mais

   

Il n'y a certes aucune preuve que ce texte raconte bien un épisode de la vie de Einstein. (http://www.retrouversonnord.be W)

 

Dans l'ensemble, ces versions qui se présentent comme des faits rapportés par des témoins, apparaissent sur des sites religieux qui, nous le découvrirons, ne tiennent aucun compte ni des convictions profondes ni de la façon d'appréhender les choses ni des limites d'appréhension d'Albert Einstein.

    « Le mot Dieu n'est pour moi rien de plus que l'expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles. Aucune interprétation, aussi subtile soit-elle peut selon moi changer cela » (Albert Einstein, lettre à Eric Gutkind, 3 janvier 1954)
 

Bien au contraire, ceux qui ont rédigé les textes que nous allons découvrir, tous plus invraisemblables les uns que les autres, se sont servis du nom d'un scientifique incontesté afin qu'il atteste de la véracité de leurs croyances. C'est une belle illustration de la malhonnêteté et du mauvais travail du mental.

Avant de les découvrir, il est bon de savoir que la famille d’Albert Einstein était de confession juive, et non chrétienne, et qu'il a déclaré : « Du point de vue du prêtre, je suis, bien sûr, et ai toujours été un athée » (Albert Einstein, lettre à Guy H. Raner Jr, 2 Juillet 1945) c'est-à-dire « un non-croyant profondément religieux » (Albert Einstein, Lettre à Hans Muehsam 30 mars 1954)

   

« Je peux comprendre votre aversion pour le mot “religieux” ... [mais] Je n'ai pas trouvé de meilleur mot que “religieux” pour la foi dans la nature rationnelle de la réalité qui est, au moins partiellement accessible à la raison humaine. Dès lors que ce sentiment est perdu, la science dégénère en un empirisme dépourvu d’inspiration.  Je me fiche comme de l'an quarante si les curés en battent monnaie. Il n'y a d’ailleurs pas de remède à cela. » (Albert Einstein, Lettre à Maurice Solovine, 1 janvier 1951)

 

Voyons à présent un peu de cette monnaie avec ce premier texte (W) :

   

 

 

Une autre version (W) :

   

 

 

Une autre copie : (W)

   

 

 

Une troisième version : (W)

   

 

   

Ici, après avoir réfléchi à l'invraisemblance des propos rapportés, en recherchant au besoin des informations complémentaires sur la vie d'Albert Einstein, on aurait envie de dire : "sans commentaires" mais la colère qui permet de les évacuer, d'évacuer le mauvais qui est en soi, est nécessaire car tout est préférable à l’indifférence.

Cependant aussi nécessaire que soit ce rejet, ces condamnations perpétuelles, ces condamnations sur lesquelles on ne revient plus, il faut ensuite tout laisser derrière soit y compris toute exagération et tout jugement catégorique d'autant plus que les religions ne sont pas en dehors du monde, et dans le monde il y a partout çà et là, des êtres sincères et respectueux.

En tous cas, heureux ceux qui voient "le mal" et qui n'y adhérant pas ne pourront finalement rien faire d'autre que s'en voir libéré car c'est cela qui est important -- et non de porter la faute sur untel ou untel et non d'émettre des jugements et non de condamner, et non de refermer finalement toutes les portes (sur soi) ! Car on ne les referme jamais que sur soi.

Le mental est comme il est. Par manque de considération, il se sert du nom d'Einstein comme il se sert de celui de Jésus Christ, de Bouddha, de Mahomet, etc., etc. pour faire le mal et ici, il ne fait que s'illustrer. Comme nous l'avons entrevu précédemment, le simple fait de croire en Dieu ne suffit pas à se préserver du mal. Il y faut le respect.

Avec le respect, la Considération est la lampe qui éclaire ce qui n'est pas et le fait de le voir, et le simple fait d'accepter de le voir, permet de prendre conscience de Ce qu'Il en est en réalité et par là même Ce Qui-Est et qui S'est manifesté et qui Se découvre digne de foi comme "la nature rationnelle de la réalité" (= 309 !) et "qui est, au moins partiellement accessible à la raison humaine." En soi, Dieu (= 39) est-Il autre chose que cette lampe de la Considération qui éclaire "la nature rationnelle de la réalité" de l'Univers, pour ne pas dire de l'Être qui Se révèle en vérité..., en réalité... en Se découvrant, en Se donnant à connaître ?