" Des voies l'octuple est la meilleure " (Stances de la Loi 273)

" Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu enseignes la voie de Dieu " (Matthieu 22:16)

Au début, 18 lettres fondamentales
Au commencement Dieu
(Genèse 1:1)

" même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte " (Ev. selon saint Luc 12:7)

" même les cheveux de votre tête sont tous comptés. 31 Soyez donc sans crainte " (Ev. selon saint Matthieu 10:30)

Redécouvrons à présent un outil précieux qui sera utilisé tout au long de cette étude. Il s’agit d’un système de calcul alphanumérique. Cet outil qui ne devra jamais être utilisé d’une façon inconsidérée, sous peine de voir sa pensée s'égarer, nous permettra de réaliser que Dieu est une Réalité vivante. Et c’est bien cela l’essentiel. Réaliser que Dieu EST. Car à partir de là une Conscience, toute différente de celle qui est la nôtre par défaut, peut voir le jour et avec Elle une toute façon de voir les choses, une toute autre Vision, une toute autre Vie.

 

Dieu nous a donné Son Nom, nous a donné " un seul mot, utile " ... " pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle." (Stances de la Loi 100 & Jean 17:16)

 

Dieu ne peut pas nous donner autre chose que Ce qu'Il est, un Singulier pluriel que " le Fils " représente, que ce " mot utile " représente à la perfection, tout comme Son " corps " qu'Il nous donne et qui n'est finalement rien d'autre que celui de " l'univers ", de Ce qui est uni et qui ne forme qu'un, de ce Tout qui ne révèle qu'un ! qui ne révèle que Dieu !

 

La valeur qui sert de base à ces calculs est le Nom de Dieu, car la Vérité est en Lui, la Vision exacte des choses est en Lui, elle n’est pas en nous. Il convient donc de tout confondre en Lui, et Il dira ce qui est vrai. Ceci est à l’image de l’attitude intérieure et de la voie qu’il convient d’emprunter.

 

Ce calcul se fait en 3 étapes, une addition, une soustraction et une addition.

Effectuons l’addition sur le Nom de Dieu :

Dieu : D : 4ème lettre de l'alphabet, i : 9ème lettre, e : 5ème lettre, u : 21ème lettre pour un total de 39.

Le chiffre 39 n'est pas seulement en rapport avec la Loi (9), il est aussi en rapport avec le Tétragramme qui représente le Nom le plus important de Dieu (voir : N). Ainsi le dictionnaire précise que le mot " tétragramme " est apparu pour la première fois dans notre langue en 1839. Souvenons-nous que le Tétragramme désigne l'" Ensemble des quatre lettres hébraïques qui représentent le Nom de Dieu dans la Bible. " (dict.)

Cet Ordre quadruple s’étend bien au-delà de ces quatre lettres hébraïques qui ne sont pas une convention humaine ainsi que le confirme " le Bienheureux Seigneur " dans la Bhagavad-Gîtâ :

" L’ordre quadruple fut créé par Moi selon les différences de qualités et de fonctions actives. Sache que c’est Moi qui l’instituai, Moi qui suis cependant l’impérissable non-agissant. " (4 :13)

Le Tétra (4) est l'Intelligence organisatrice de l'Être qui est Dieu, de l'Être qui est toute Intelligence en soi et qui apparaît dès le commencement de la Bible dans l'ordonnance des lettres du Tétragramme, du Nom à quatre lettres, car tout est organisé, esprit et matière, et

" Tout est déterminé par des forces que nous ne contrôlons pas. Tout est déterminé, pour l'insecte comme pour l'étoile. Êtres humains, légumes ou poussière d'étoile, nous dansons tous au rythme d'un air mystérieux joué au loin par un joueur de flûte invisible. " (Albert Einstein)

Tout Cela est institué par " Moi ",

" Moi ", la Conscience universelle,

" Moi " qui Me révèle comme étant " un joueur de flûte ".

Dans l'Inde, une Représentation traditionnelle du Seigneur.

La Connaissance s'étend bien au-delà de Ce que nous consentons à considérer, bien au-delà des frontières que nous lui imposons et dans ce monde qui croit tout contrôler, tout saisir et limité à sa façon restreinte de voir les choses, il est très important de prendre conscience de nos limites de perception, pour ne pas s'y enfermer et y demeurer. Il est très important de prendre conscience de ces " forces que nous ne contrôlons pas ", de prendre conscience qu'il y a autre chose de plus grand que la perception de notre "petit moi" auquel nous nous sommes enchaînés comme s’il n’y avait rien d’autre à considérer, rien d’autre que ce que ce dernier peut percevoir. Soyons certain que notre "petit moi" est très loin de voir Ce qu'il conviendrait de voir, ne serait-ce que dans cette Représentation spirituelle. Parce qu'il ne peut tout simplement pas saisir quelque chose de plus grand que lui, il ne peut que s'y efforcer.

Après Albert Einstein, voici un autre éminent scientifique du nom de Max Planck qui est " l'un des fondateurs de la mécanique quantique. De ses travaux fut conceptualisée l'ère de Planck, période de l'histoire de l'Univers au cours de laquelle les quatre interactions fondamentales étaient unifiées. " (W) "

Et voici tout d'abord l'extrait d'un dialogue

Paul Langevin :
« Pensez-vous que la conscience puisse être expliquée grâce à la matière et à ses lois ? »
Marx Planck :
« Non. Je considère la conscience comme fondamentale. Je considère la matière comme dérivant de la conscience. Nous ne pouvons aller au-delà de la conscience. Tout ce dont nous parlons, tout ce que nous voyons comme existant, suppose la conscience. » (Extrait d'une entrevue accordée en 1931)
Après une longue vie de recherche, Marx Planck déclare :
« Messieurs, en tant que physicien ayant voué toute ma vie à la science sobre, à l'étude de la matière, je ne peux assurément être pris pour un Schwarmgeist (illuminé). Et je conclus de mes recherches concernant l'atome qu'il n'y a pas de matière en tant que telle. Toute matière n'émerge et n'existe qu'en vertu d'une force qui met en mouvement les particules atomiques et les maintient ensemble comme le plus petit système solaire de l'univers. Mais s'il n'y a ni force intelligente, ni force éternelle dans toute la science (c'est le mouvement perpétuel tant attendu et que l'humanité n'a pas réussi à inventer), nous devons présumer l'existence d'un esprit conscient et intelligent derrière cette force. L'esprit est le fondement de toute matière. Ce n'est pas la matière visible mais éphémère qui est réelle, véritable, substantielle – car la matière ne pourrait aucunement persister sans l'esprit – mais c'est plutôt l'invisible, l'esprit immortel qui est la vérité ! Cependant, puisque l'esprit ne peut pas, de la même manière, exister par lui-même, tout esprit appartenant plutôt à un être, nous devons nécessairement postuler l'existence d'êtres spirituels. Mais puisque les êtres spirituels ne peuvent exister par eux-mêmes mais doivent être créés, je n'hésite donc pas à appeler ce Créateur mystérieux, comme l'ont fait toutes les nations civilisées de la Terre depuis les premiers millénaires, Dieu ! Avec ceci vient le physicien, qui doit s'occuper de la matière, du Royaume de la Substance à celui de l'Esprit. Et avec ceci notre tâche s'achève et notre recherche doit être remise, afin qu'elle soit poursuivie, dans les mains de la philosophie. » (Extrait d'une conférence donnée en 1944)

Dans les mains de la vraie philosophie, du grec philein (φιλεῖν) qui veut dire "aimer", car non seulement tout est l'Expression de l'Amour ainsi qu'on peut facilement le voir dans cette Représentation spirituelle, éternelle, mais aussi parce qu'il nous appartient d'avoir la Vision de cet Amour, de

" l'amour qui est la Conscience de l'Unité " (Swâmi Râmdâs - Carnet de pèlerinage p18)

De la vraie philosophie, du grec sophia (σοφία), la Sagesse qui englobe des notions connexes telles que l'intelligence, la connaissance, la vertu et la prudence que la sagesse populaire recommande en disant qu'il faut toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler.

3 Car les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et, mise à l'épreuve, la Puissance confond les insensés. 4 Non, la Sagesse n'entre pas dans une âme malfaisante, elle n'habite pas dans un corps tributaire du péché. 5 Car l'esprit saint, l'éducateur, fuit la fourberie, il se retire devant des pensées sans intelligence, il s'offusque quand survient l'iniquité. 6 La Sagesse est un esprit ami des hommes " (Livre de la Sagesse 1:3)

Il faut posséder la Sagesse et non la connaître comme quelque chose d'extérieur, et comment pourrait-elle ne pas se retirer " devant des pensées sans intelligence " ? Devant des pensées qui se refusent à reconnaître que tout est la Manifestation de l'Unité, que tout est la Manifestation que cet Amour fondamental représente et que tout homme sensé et pourvu d'intelligence se doit d'avoir en lui-même pour que l'Univers Se révèle, révèle Ce qui était là et qu'Il ne percevait pas.

L’Intelligence est un don de Dieu, un don qui permet de lier et de relier toutes choses en déliant ce qui doit l'être pour que l'Unité que Dieu représente Se révèle comme étant Sienne. Car l' Unité que le sage perçoit en lui-même n'est autre que la Sienne.

Et ne pas faire preuve de cette intelligence, alors qu'elle est en chacun, ne pas faire appel à cette Intelligence, est la source même de la bêtise et du malheur. Finalement, la Réalisation spirituelle peut se résumer à ceci : "Elle était là depuis le commencement, comme un outil à ma disposition, et je ne l'avais pas vue, et je ne l'avais pas utilisée, mais que suis-je bête !" La réalisation spirituelle s'accompagne généralement de ce sentiment qui nous met à l'abri de l'orgueil qui aveugle.

L’intelligence est un don de Dieu et avec Elle revenons à "Dieu" afin de découvrir que " Tu aimes en effet tout ce qui existe ". (Livre de la Sagesse 11:25-24)

25 24 Tu aimes en effet tout ce qui existe, et tu n'as de dégoût pour rien de ce que tu as fait, car si tu avais haï quelque chose, tu ne l'aurais pas formé.
26 25 Et comment une chose aurait-elle subsisté, si tu ne l'avais voulue ? Ou comment ce que tu n'aurais pas appelé aurait-il été conservé ?
27 26 Mais tu épargnes tout, parce que tout est à toi, Maître ami de la vie !
1 Car ton esprit incorruptible est en toutes choses. " (Livre de la Sagesse 11:25-24 - 12:1)

Livre de la Sagesse, Livre de la philosophie, Livre de Celui qui aime, de Celui qui fait danser, de Celui qui anime " toutes choses " !

Puisse " ton esprit incorruptible " se révéler " en toutes choses ".

L’Intelligence est un don de Dieu alors revenons à "Dieu" (= 39)

Le chiffre 39 est en rapport avec les 39 premiers Livres de la Bible, avec les 39 Livres originaux de la Bible au travers desquels Dieu nous donne " ici et maintenant " la jouissance de Sa Réalité (voir : N).

Le mot " génésiaque " qui signifie " Relatif à la Genèse ", date également de 1839. Car c’est à partir du 1er Livre de la Bible, à partir du Livre de la Genèse et du Récit de la Genèse et plus particulièrement du Premier Verset du Livre de la Genèse que Dieu Se révèle et avec Lui toute Sa Création, la Sienne, celle que nous n'avons sans doute pas encore considérée. Revenir constamment " Au commencement " (Genèse 1:1) est essentiel dans la vie spirituelle, car c'est à partir de là que tout se révèle. On peut déjà s'en rapprocher en essayant de retrouver le sens premier des mots qui s'en sont parfois très éloignés comme nous venons de l'entrevoir avec le mot philosophie.

Mais nous savons que le chiffre 7 est celui de Dieu, Celui qui se rapporte à la Réalisation de Dieu que le 7ème jour de la Genèse met en avant, mais nous avons cependant obtenu le chiffre 39. Effectuons donc la soustraction dont le résultat sera toujours affiché en valeur absolue.

Dieu : D : 4ème lettre, moins i : 9ème lettre, moins e : 5ème lettre, moins u : 21ème lettre pour un total de -31, soit 31 en valeur absolue (voir : N). Il ne nous reste plus qu’à faire l’addition de ces deux opérations pour obtenir la valeur complète de ce Nom de 4 lettres : 39 + 31 = 70 !

Par la Révélation de Sa Loi (39), Il nous conduit à la Révélation de Son Unité (31), c’est ce que l’on nomme la Réalisation de Dieu (70), l’accomplissement en Sa Plénitude. Ce calcul sera présenté sous une forme qui offre la possibilité de faire des comparaisons permettant de saisir directement l'Unité de la Parole :

Dieu 39 31 70
(39 - 31) = 8

Parfois, pour approfondir la compréhension, une soustraction sera ajoutée sous ce relevé. Ici, elle laisse apparaître quelque chose de profondément heureux et de parfaitement logique : l'Octuple ou le Seigneur qui est la Révélation de Dieu. S'il est vrai que " Le Huit fut ta manifestation première N ", veillons à ne pas inverser le sens de la Loi. Autrement dit, Dieu d'abord, Sa Révélation ensuite. Sinon, nous ferons comme les scientifiques qui commencent, par exemple, par considérer la personne humaine de Jésus Christ et qui sont ensuite incapables de voir autre chose en lui qu'un individu mortel et limité. Lorsque Dieu nous révélera Jésus Christ comme le Seigneur, comme le Soi, alors Dieu Se révélera en l'homme.

Ce système de calcul (voir : N) permet d'établir des rapprochements qui non seulement permettent d'approfondir la Parole, mais qui, de plus, nous donnent une tout autre vision des choses, une vision actuelle qui permet d'entrevoir Celui qui S'exprime au travers d'Elle, Celui qui ne fait qu’un avec Elle, et pour nous c'est bien cela l'essentiel.

Par la Révélation de Son Nom, Il nous conduit à la Révélation de Son Unité (1) : Dieu d'abord, et " la voie de l'octuple " qu'il nous appartient d'emprunter La révélera assurément. Il ne peut pas en être autrement.

Dieu 39 31 70
Des voies l'octuple est la meilleure 359 351 710
(359 - 351) = 8 !

Il n'y a au fond ici que la Révélation de Ce qui EST, que la Voie proclamée du " Bouddha " (= 55), que la Voie de la Bodhi, de la pure Intelligence elle-même. Et celui qui acceptera de reconnaître Ce qui EST, jouira assurément d'une tout autre Vision des choses. Il ne peut pas en être autrement.

Donc Dieu (7) d'abord, et Son Unité (1) Se révélera assurément aux yeux de ceux qui s'efforceront de La rechercher, à ceux qui marcheront sur la Voie qui mène à Sa Révélation (7+1).

Par la Révélation de Sa Loi (39), de Son Nom, Il nous conduit à la Révélation de Son Unité (31) qui apparaît également au travers des 31 signes qui constituent cette Parole fondamentale : " Des voies l'octuple est la meilleure " !

Et pour être plus précis encore "trente et un" signes, trente lettres et une apostrophe (le 10ème signe) ! Et "un" qui nous apostrophe ! Et "un" qui nous interpelle. L'apostrophe étant utilisée pour attirer l’attention de quelqu'un et l'amener à se retourner en direction de celui qui l’interpelle. À noter que le mot "un" a été introduit dans notre langue au 10ème siècle !

" Et je me retournai pour regarder la voix qui parlait avec moi. Et, m'étant retourné, je vis... quelqu'un... " (Apocalypse 1:12)

Au fond, il n'y a là rien d’étonnant si l'on accepte " l'existence d'un esprit conscient et intelligent " et qui, de fait, ne peut être que véritablement créateur, au sens qu'Il manifeste Sa réalité avec et au travers de Sa Création, comme Il la manifeste avec et au travers des Écritures. C'est pourquoi, Sa présence Se révèle dès qu'on en vient à Le considérer. Partout on peut sentir Sa Présence.

Prononcer le Nom de Dieu, ou en parler sans se mettre en peine de réaliser Ce qu'Il est, n'est pas très utile. C'est comme prononcer : "vin, vin, vin, ..." sans jamais en boire une goutte. Dans la tradition juive, depuis la destruction du temple de Jérusalem en l'an 70, on en arrive à écrire D. le Nom de Dieu pour ne pas prononcer son Nom, et si cela est fait "en esprit et vérité", alors c'est une excellente pratique, une pratique qui ne peut que déboucher sur une Vision bien plus vaste (N).

Car la lettre d n'est pas seulement la 3ème consonne et la 4ème lettre de notre alphabet (3 + 4), elle est avant tout la première lettre qui constitue le Nom de Dieu (7) et qui suffit amplement pour Le désigner et en ce sens, cette lettre est digne du plus grand intérêt. Observons ce D. qui veut dire Dieu dans ces deux Stances essentielles :

Des voies l'octuple est la meilleure, des vérités les quatre pieds sont le meilleur, des choses la meilleure est l'absence de passion, et parmi les êtres à deux pieds le meilleur est celui qui a l'œil.

" C'est la seule voie, il n'y en a pas d'autre pour purifier vos vues : empruntez-la donc, elle confond Mâra. " (Stances de la Loi 273 et 274)

Nous observerons que la première lettre du Nom de Dieu apparaît 7 fois dans cette Stance essentielle (273) et 10 fois en tout.

710 se compose de 700 et 10 : Des voies l'octuple est la meilleure " !

Ce qui S'est manifesté, Ce qui S'est exprimé, Ce qui S'est fait chair, Ce qui s'est incarné, c'est l'Intelligence elle-même que Dieu représente et fait entendre, et c'est pourquoi " la Parole " donne la Vision de Celui qui S'est exprimé à ceux qui ont l'audace de réaliser Ce qu'Elle représente.

(D)es voies l'octuple est la meilleure 355 345 700 !
(355 - 345) = 10 !

10, comme ce mot introduit dans notre langue au 10ème siècle : " un " (dict.)

Au premier sens le mot un est définit comme " Premier des nombres entiers, exprimant l'unité. " (dict.)

Le contenant aurait-il la valeur "d'un" ? Et cet "un" exprimerait-Il " l'unité " ?

Voici le Texte original publié chez Flammarion avec les numéros d'appel de note ajoutés par le traducteur. Ces numéros qui échappent au vouloir humain, s'accordent parfaitement dans ce contexte. Notons dès à présent que dans le bouddhisme " La seule voie " est aussi " la voie du milieu " (3I3) et
" au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas " (Ev. Selon saint Jean 1:26)

" La voie du milieu, voie médiane ou voie moyenne (pali : majjhimā-patipadā ; sanskrit : madhyamā-pratipad) est dans le bouddhisme le terme utilisé par Siddhartha Gautama dans son premier sermon qui se réfère au Noble Chemin octuple " (W) et qui dépasse par son universalité ce que l'on a bien consenti à y voir, car, à ceux qui y marchent, Il révèle(ra) Sa Présence, la Présence de " quelqu'un " de très actif, de " quelqu'un " qui agit sans même que nous en ayons conscience, sans même que nous ayons besoin de Le connaître, bien qu'Il soit " non-agissant " et bien que

" C'est Moi qui... " (Bhagavad-Gîtâ 4:13)

" C'est [bien] moi en vérité qui... " (Stances de la loi 275)

" Dis : Dieu est un. " (Coran 112 :1) !

Et ce " Moi " unique, et cette Conscience unique S'exprimera et Se révélera en tout lieu comme en tout milieu.

" La voie du milieu ", qui est aussi le Chemin de la libération, est admirablement bien représentée dans la Bible avec " Moïse " et " les fils d'Israël ", lorsqu'ils se voient libérés du pays d’Égypte, qui représente tout d'abord le pays de la servitude, le pays de l’asservissement à Pharaon qui représente le "Moi" auquel l'humanité est asservie et rapporte toutes choses : "moi je, moi je, moi je ". Dans le monde, il n'y en a que pour ce dernier ! Mais fort heureusement, il y en a un autre, un Moi divin.

15 Yahvé dit à Moïse : « Pourquoi cries-tu vers moi ? Dis aux fils d'Israël de partir. 16 Et toi, élève ton bâton, étends ta main sur la mer et fends-la, pour que les fils d'Israël pénètrent au milieu de la mer à pied sec. 17 Et moi, voici que je fais...» " (Exode 14:15)

Lorsque " Moïse " saisit son " bâton " et étend sa " main " (nous y reviendrons), le Chemin, Celui qui ne l'était pas, s'ouvre. Et une fois emprunté, toutes les anciennes connaissances (vâsanas) qui les poursuivaient, ne pourront que disparaître. Et ainsi s'accomplit le Dharma proclamé par le Bouddha.

Lorsque Moïse saisit son "bâton", le Chemin, celui qui ne l'était pas, s'ouvre et ici avec ce " bâton ", mot introduit en 1080 et qui signifie étymologiquement " porter ", il est difficile de ne pas y voir le mot " bat " qui, en basque, signifie " un ". Car lorsque cet " un ", qui est " Dieu ", sera vraiment élevé en soi, comme "Jésus" qui Se révélait au milieu de tous, sera élevé sur la croix au milieu de Deux, de " deux brigands ", et au milieu de tous, alors le " chemin de la mer " (Matthieu 4:15 !) s'ouvrira et il engloutira tout Ce qui devra l'être, tout ce qui n'a plus de raison d'être et qui régnait jusqu'alors sur notre vie, la réduisant à bien peu de choses, et ensuite une tout autre Conscience commencera à S'exprimer (Matthieu 4:17) et avec Elle une toute nouvelle façon de voir, une façon totalement intemporelle. Et là, ce n'est plus qu'une question d'expérience.

Lorsque " Moïse " élève son " bâton ", sur ordre de Yahvé, Il ne peut qu'étendre sa " main ", il ne peut qu'étendre sa Conscience, que la déployer. Nous y reviendrons, car il y a tout un chemin à parcourir là aussi. Mais ceci peut aider à comprendre :

" Shankarâchârya avait un disciple qui le servit longtemps sans obtenir de lui aucun enseignement.
Un jour, entendant des pas derrière lui, le Sage demanda : « Qui est là ? » Le disciple répondit : « C’est moi. » Le maître alors lui dit : « Si ce moi t’est si cher, déploie-le jusqu’à l’infini, c’est-à-dire « réalise » que tu es l’univers entier ; ou alors renonces-y complètement. » "
(Shrî Râmakrishna 169)

Traverser la mer n'est pas donné à tout le monde, mais après la libération de ce " moi " que " Pharaon " représente et de ce " Moi " que " Moïse " représente parfaitement dans la Bible, tout est possible sur ordre de Yahvé, car il n'y a finalement plus que la révélation de ce "Moi" véritable. "Moi" qui Se révèle bien évidemment en l'Homme.

Si les mots sont importants, les Nombres qui nous accompagnent le sont tout autant, sinon plus, car où en serions-nous sans eux ? Où en seraient les sciences ?

"... pour que les fils d'Israël pénètrent au milieu de la mer à pied sec..." (Exode 14:15) !

... "chemin de la mer" (Matthieu 4:15) !

Avec ces deux versets, on peut commencer à entrevoir Ce que représente le Nombre 5 et pourquoi ce Nombre Se rapporte à la Déclaration du " Bouddha " (= 55), car c'est bien Lui qui Se révèle avec la Voie du milieu (123456789), comme Il Se révèle au travers de chacune de Ses Stances, chacune de Ses Paroles. Mais Lui qui est-Il ? Que représente-t-Il en soi ?

Il n'est pas distinct de " la Voie " qu'Il a mise en avant, comme Il n'est pas distinct de Ses Paroles ni de la Loi qu'Il proclame, car c'est avec Elle qu'Il Se révèle sur le Chemin de l’éternelle Réalisation. Il n'en est pas distinct ainsi qu'en témoignent ses quatre (2 x 2) Vers :

" Qui voit la Loi, me voit,

qui me voit, voit la Loi.

Voyant la Loi, il me voit,

me voyant, il voit la Loi." (p48)

Qui voit " la Parole ", qui fait autorité et à laquelle il convient de se référer, voit " la Loi ", et qui voit Ce que représentent ces 4 vers, " me voit ". Autrement dit, Il a la vision du " Moi " suprême et véritable, Il a la Vision de son " Moi " véritable, car il n'y a qu'une seule Conscience sur laquelle tout repose et avec laquelle tout Se révèle et S'accomplit.

Moi 37 11 48

Et selon la terminologie biblique " Moi " = " Yahvé " ! " Yahvé ", le Moi divin (di = 2) alias " Yahvé Dieu " (Genèse 2,4b)

Et c'est cette Conscience fondamentale que Max Planck a entrevue qui Se révèle au travers de ce " Moi " et avec " Moi ", car c'est " Moi Qui suis " (Deutéronome 32:39) !

23 " Et il leur disait : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. 24 Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que Moi Je Suis, vous mourrez dans vos péchés. » " (Jean 8:23)

Ceux qui ne s'appuient pas sur cette Conscience fondamentale meurent, demeurent enfermés dans toutes les connaissances qu'ils ont pêchées à droite et à gauche et qui non seulement ne leur permettent pas de " Me " connaître, mais qui de plus ne leur sont d'aucun profit, d’aucune utilité. C'est tellement évident et vérifiable.

Car c'est " Moi " et " Moi " seul qui " Me " révèle en leur donnant à voir " la Loi " que " la Torah " représente jusque dans les moindres détails. Heureux donc celui qui voit en tout et partout ce que " la Torah " représente, car Il " me voit ".

39 Voyez maintenant que c'est moi qui suis moi
et qu'il n'est point de Dieu à côté de
moi ;
c'est
moi qui fais mourir et qui fais vivre,
je blesse, et c'est
moi qui guéris ;
et personne ne délivre de ma main. "
(Deutéronome 32:39) !

Mais celui qui voit autre chose dans les Écritures que " la Loi ", comme des histoires du passé par exemple, n'a que la vision d'un monde qui ne " me voit " pas, qui ne " me " considère pas ou si mal. Comme si la Conscience pouvait ne pas Se révéler ici même " maintenant ". Comme si elle était indigne de confiance ! Comme si Dieu nous demandait de croire en des choses invraisemblables.

Voir " la Loi ", c'est tout d'abord voir " la Parole suprême ", Celle qui fait autorité, " la Parole " qu'il nous appartiendra de réaliser, c'est-à-dire de réaliser en soi Ce qu'Elle représente et fait entendre de mille façons différentes afin qu'elle devienne celle de l'être qui s'achemine vers son plein épanouissement, celle de l'être qui avance sur le chemin de l’éternelle Réalisation.

Car

" Qui a œuvré et agi ?
Celui qui dès le début appelle les générations,
Moi, Yahvé, le Premier,
et qui serai
Moi avec les derniers. " (Isaïe 4:1)
Et avec la Première lettre de ce " Moi " qui Se voit et qui S'entend parfaitement (M), nous pouvons saisir l'essentiel : M tel cet 1 qui Se dédouble (11) en Se reflétant dans un miroir. Et nous voici dans le cœur, dans le centre dans la Révélation même de la Conscience, du " Moi " suprême.

La Conscience exige un tel dédoublement, nous y reviendrons, non seulement pour distinguer le "moi" du "moi", mais aussi et surtout pour que, à l'image de ses deux 1 tournés l'un vers l'autre, " l'amour qui est la Conscience de l'Unité ", la Conscience de Ce qui est uni et qui ne forme qu'un puisse Se manifester, car tout commencera à se révéler à partir de là et de là seulement.

L'Amour vrai se caractérise par l'attention que l'on porte à l'autre, et dans ce monde, on ne peut pas dire que l'Amour divin soit mis en avant, vu le peu d'attention portée à Ses paroles. Par contre, celles du monde, y compris du monde dit religieux font autorité et les ont même remplacées, pour le plus grand malheur qui puisse se concevoir.

À présent, on peut faire appel à son imagination et imaginer une fleur de lotus ou, mieux encore, une marguerite, avec tous ses pétales qui se rattachent au cœur, qui se rattachent à ce "Moi", à cette Conscience unique, que chacun se doit de trouver et de connaître comme étant sienne. Car c'est seulement ainsi qu'il lui sera donné d'en vivre. En tout cas, il est inutile de lire les Écritures, si notre but n'est pas de vivre de Ce que nous sommes en vérité, en réalité, n'est pas d'en avoir la Connaissance.

Dans la Bhagavad-Gîtâ,

" Le Bienheureux Seigneur dit :
1. - Ce que Je vais te dire, à toi qui ne t'adonnes point aux critiques vaines, c'est le plus secret de tout, la connaissance essentielle, avec aussi la connaissance totale, par quoi, la connaissant, tu seras libéré du mal.


2. - C'est la connaissance royale, le royal secret (la sagesse entre toutes les sagesses, le secret entre tous les secrets), c'est une pure et suprême lumière que l'on peut vérifier par l'expérience spirituelle directe, c'est la connaissance juste et vraie, la loi même de l'être. Elle est facile à mettre en pratique et impérissable.


3. - L'âme qui n'a pas foi dans la vérité et la loi supérieures, ô Parantapa, n'atteignant pas à Moi, devra retourner dans la voie de la vie mortelle ordinaire.


4. - Par Moi tout cet univers a été étendu dans l'ineffable mystère de Mon être ; toutes les existences sont situées en Moi, et non Moi en elles.

5. - Et cependant toutes les existences ne sont pas situées en Moi. Vois Mon divin Yoga ; Mon Moi est la source et le support de toutes les existences et il n'est pas situé dans les existences.


22. - A ces hommes qui M'adorent, faisant de Moi seul tout l'objet de leur pensée, [=] à ceux-là qui sont constamment en yoga avec Moi, J'apporte spontanément tout bien. "

Et dans les Évangiles, Il précise que

" Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez. " (Jean 14:7)

Et

" moi, je le ressusciterai au dernier Jour. " (Jean 6:44)

moi, je le connais " (Jean 8:55)

" moi je leur donne la vie éternelle "(Jean 10:28

" moi je le ferai " (Jean 14:14)

etc., etc., etc.

Car
5 Je suis Yahvé et il n'en est point d'autre,
excepté moi, il n'est point de Dieu !
Je t'ai fait prendre les armes alors que tu ne
me connaissais pas,
6 afin que l'on sache depuis le soleil levant et
depuis le couchant
qu'
il n'y a rien en dehors de moi. " (Isaïe 45:5)
excepté moi, il n'est point de Dieu !

M

oi io

" Je suis Yahvé et il n'en est point d'autre,

excepté moi, il n'est point de Dieu !"

10 Vous êtes mes témoins - oracle de Yahvé -
ainsi que mon serviteur que j'ai choisi,
afin que vous sachiez, que vous croyiez en moi,
que vous compreniez que je suis Moi.
Avant moi aucun dieu ne fut façonné,
et après moi il n'y en aura pas.
11 C'est moi, c'est moi Yahvé,
et en dehors de moi il n'est point de sauveur. "
(Isaïe 43:10)

Ce " Moi ", le Sujet véritable, le " Moi " véritable de tout homme et auquel nul ne prête attention ! Il est la Base, le Socle, le Dieu véritable que tout homme se doit de considérer s'il veut avoir la Connaissance de son " Moi " véritable, le " Moi " qui ne fait qu'un avec " le Seigneur ", car

Je suis Yahvé et il n'en est point d'autre,

excepté moi, il n'est point de Dieu ! "

Dans la Bhagavad Gîtâ, " Le Bienheureux Seigneur dit " : " Moi ".

Moi, le Père de ce monde, la Mère ; l'Ordonnateur, le premier Créateur, l'objet de la Connaissance, la syllabe sacrée AUM et aussi le Rig, le Sâma et le Yajur.
Moi, la voie et le but, le soutien, le maître, le témoin, la maison et le pays, le refuge, le bienveillant ami ;

Moi, la naissance et l'état et la destruction de l'existence apparente ;

Moi, la semence impérissable de tous les êtres, et le lieu éternel de leur repos. (19:17-18)

Comprenons " Moi, le Père de ce monde, la Mère ", "Moi", cette Unité fondamentale (Père-Mère), " Moi ", la Manifestation Première : première (Père) & première (Mère)...

Dans les Écritures, il y a bien d'autres passages où ce " Moi " unique et universel Se révèle et est mis en avant et,

Moi, je suis le pain de vie (Jean 6:35)

Moi, je suis le Berger, le bon (Jean 10:11)

Moi, je suis la lumière (Jean 8:12)

Moi, je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; et il ira et viendra, et il trouvera pâture. 10 Le voleur ne vient que pour voler, et égorger, et faire périr.

Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie, et qu'on l'ait surabondante. (Jean 10:9)

Moi, je suis le Chemin, et la Vérité, et la Vie ! personne ne vient vers le Père que par moi. (Jean 14:6)

Est-ce qu'une personne humaine peut dire tout Cela, à moins d'avoir réalisé ce que son " Moi " représente, à moins d'en être consciente ? Bien évidemment non, car

Moi, je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui-qui-est, et Celui-qui-était, et Celui-qui-vient, le Tout-Puissant. (Apocalypse 1:8) !

Définition admirable du " Moi " et il n'y a que Moi " qui Suis et qui suis "Tout", " Tout-Puissant ".

Moi, je suis le Premier et le Dernier, 18 et le Vivant. J'ai été mort, et voici que je suis vivant pour les éternités d'éternités, et j'ai les clefs de la Mort et de l'Hadès. (Apocalypse 1:17)
Comprenons déjà : " Moi ", J'ai été mort et enterré en toi ! Mais " Je " peux toujours revenir à la vie pour le plus grand Bien et pour le plus grand Bonheur qui puissent se concevoir."
" 17 Les malheureux et les indigents cherchent de l'eau, et... rien !
leur langue est desséchée par la soif.
Moi, Yahvé, je les exaucerai " (Isaïe 41:17)
Et en effet et aussi rare que cela soit,
" « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne vers moi, et qu'il boive, 38 celui qui croit en moi ! Selon ce qu'a dit l'Écriture, de son ventre couleront des fleuves d'eau vive. » " (Jean 7:37)
Cette " eau " qui émane de " Moi ", c'est l'eau de la Vie éternelle, c'est l'eau de la Source même de la Vie et non pas l'eau du robinet, même si rien ne s'y oppose non plus.

De Son ventre, de Son antre, de Son centre, de Son cœur, " Moi " des flots de révélations remplies de vie jailliront spontanément.

Il n'y a rien en dehors de moi

Par conséquent,
" personne ne vient vers le Père que par moi. 7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. " (Jean 14:6)
Autrement dit : " Personne ne vient à Moi ,
Moi, le Père de ce monde

que par Moi." C'est d'une telle évidence, car

« Tout ce dont nous parlons,

tout ce que nous voyons comme existant,

suppose la conscience. »

(Max Planck 1931)

Mais comment peut-on limiter la Conscience qui est propre à chacun et que chacun se doit de connaître comme étant sienne, comme étant sa véritable Conscience, à un être en particulier, ne serait-ce qu'à Celui qui, pleinement conscient de Ce qu'Il est, Le révèle et Le fait connaître comme Il ferait connaître les différentes facettes d'un unique Diamant, les différentes facettes d'un seul Être qui est Dieu ? Ce " Moi " qui ne dit que ce qui est vrai, Ce qui est véritable et qu'Il met en avant n'est-Il pas digne d'être considéré et écouté ? Alors considérez " Moi " et écoutez " Moi "parce que Moi Je Suis " Dieu et ainsi vous mettrez fin au sentiment d'en être séparé, à la conscience séparative.

Dans ce monde d’ignorance qui se croit savante, la Conscience ne peut pas être consciente, la Conscience ne peut pas se révéler, la Conscience ne peut pas s'exprimer, la Conscience ne peut pas entrer en jeu, la Conscience ne peut pas être active, par contre l'être qui ne se connaît que superficiellement et qui, de fait, vit dans l’ignorance totale de ce qu'il est en réalité, en vérité serait un être conscient !! ?? La seule conscience qu'il peut avoir est celle d'un grain de poussière perdu quelque part, on ne sait où, dans ce vaste univers et qui se croit tout-puissant : "moi je, moi je, moi je", et il fait de cette illusion sa vérité et de sa vérité la Vérité. Quand donc ce moi ignorant, ce mensonge cessera-t-il de s’affirmer ?

Ce moi, cette conscience distincte et séparée du tout que l'univers représente est fausse, car  

" L'être humain est partie d'un tout que nous appelons l'univers, une partie qui a ses limites dans le temps et l'espace. Nous faisons l'expérience de nous-même, avec nos pensées, nos sentiments, nos perceptions, comme si nous étions une entité distincte et séparée du reste. Mais ceci est une illusion d'optique de la conscience et cette illusion devient notre prison. Nous construisons une réalité dans laquelle nous n'incluons, par le biais de nos perceptions, nos désirs et sentiments, que nous-mêmes, les êtres et les lieux qui nous sont proches. Notre tâche d'être humain est de nous libérer de cette prison et d'élargir notre cercle à l'infini pour y inclure, dans l'amour et la compassion, tous les êtres, la nature et l'univers dans toute sa beauté. La vraie valeur d'un être humain se mesure à la capacité qu'il a à se libérer de ses limites et à vivre la totalité, la valeur infinie, illimitée de l'être. Si l'humanité veut survivre, une manière radicalement nouvelle d'être et de penser est nécessaire. " (Albert Einstein)

Autrement dit

" La vraie valeur d'un homme se détermine d'abord en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi. " (Albert Einstein)

De ce " Moi " qui l'enferme dans l'illusion. Quand Il en sera libéré, alors son " Moi " changera de Visage car dans l’Absolu, il n'y a qu'un " Moi " en réalité, mais pour celui qui cherche à se libérer de la conscience qui était la sienne, il est nécessaire de distinguer l'un de l'autre, sinon on ne peut guère progresser.

Un homme ne peut exister sans la Conscience, sans ce " Moi " supérieur (que dans l'illusion) et croire que l'on peut exister sans Lui est aussi grotesque que s'imaginer que l'on a une existence en dehors de ce Tout que l'univers représente. Mais dans ce monde, plus les choses sont grotesques et plus elles sont appréciées et plus les hommes s'en délectent, mais qu'on le veuille ou non, il est des faits qu'on ne peut nier sans tomber dans l'absurdité où l’on devient totalement sourds. Dans cet état, on ne peut plus entendre ce qu'il conviendrait d'entendre.

Ne serait-ce que parce que " Moi, Je " ne dis et ne révèle que Ce qui est vrai, et Ce qui est vrai est ce qu'il y a de meilleur pour chacun, " Je " mérite d'être écouté alors : Considérez " MOI " !

Car

" « Moi, je suis la vigne, vous les sarments. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. 6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette dehors comme le sarment et il sèche ; et les [sarments] secs, on les ramasse et on les jette au feu, et ils brûlent. 7 Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez. » " (Jean 14:5)

Mais

" Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon Nom ; demandez et vous recevrez " (Jean 16:24)

Car il est un fait que

" toute la force infinie de Dieu dans l’univers attend en vain de se mettre à leur disposition. " (Shrî Aurobindo P&A 359) !
Force de Conscience 146 134 280
Fils 046 034 080 !

Ainsi que nous l'avons entrevu précédemment, avec shrî Aurobindo et Julien Barraud, ce qui s'est finalement manifesté, c'est l'universelle force de Conscience d'une même Entité sous-jacente (voir : N), Celle du " Fils " que Dieu a donné au monde afin qu'il puisse y recourir. Mais jusqu'à présent, les hommes n'ont sans doute pas encore mesuré, et encore moins réalisé, la valeur inestimable de ce Présent, pour qu'il puisse leur être d'un quelconque secours. Pourtant, il n'y a aucun doute que ce " Fils " qui S'est manifesté dans le monde représente cette " universelle force de Conscience ", " toute la force infinie de Dieu dans l’univers [qui] attend en vain de se mettre à leur disposition. "  Jusqu'à présent, le monde ne l'a sans doute pas encore considéré, mais

" Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez. " (Jean 15:7)

Cette pensée de shrî Aurobindo que nous venons d'entrevoir fait partie d'un ensemble de 4 Aphorismes que voici :

358 — Les hommes courent après le plaisir et étreignent fiévreusement cette épouse brûlante sur leur cœur tourmenté ; pendant ce temps, une félicité divine et impeccable se tient derrière eux, attendant d’être vue, réclamée et capturée.
359 — Les hommes sont à la chasse de petits succès et de maîtrises futiles d’où ils retombent épuisés et affaiblis ; pendant ce temps, toute la force infinie de Dieu dans l’univers attend en vain de se mettre à leur disposition.
360 — Les hommes déterrent de petits détails de connaissance et les combinent en systèmes de pensée limités et éphémères ; pendant ce temps, toute la sagesse infinie rit au-dessus de leurs têtes et ouvre large la gloire de ses ailes irisées.
361 — Les hommes cherchent laborieusement à satisfaire et à combler ce petit être limité fait d’impressions mentales qu’ils ont groupées autour d’un ego misérable et rampant ; pendant ce temps, l’Âme hors de l’espace et du temps se voit refuser sa manifestation joyeuse et splendide.

Cet " ego misérable et rampant ", ce " moi " est la conscience dans laquelle vivent et se complaisent tous ceux qui ne demeurent pas " en moi "  ! Tous ceux qui ne font même pas la différence entre la conscience d’un individu ordinaire et la Conscience d’un individu qui représente Dieu ! Mais

" Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez. "

On demanda à Mâ Ananda Moyî :
" Est-il bon de demander à Dieu toutes sortes de choses ?
Mâ : La prière la meilleure est celle qui demande Dieu . "
Car
" Qui a Dieu, rien ne lui manque.
Dieu seul suffit. "
(Sainte Thérèse d'Avila - Le château intérieur p210)
" Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon Nom " (Jean 16:24)

Mais que veut dire demander ? Le simple fait de "de mander" nous amène à Lui confier un mandat. Et c'est pourquoi

" Si vous me demandez quelque chose en mon Nom, moi je le ferai. " (Jean 14:14)

Si vous " me " demandez qui d'autre que " moi " le fera ? Il n'y a que " moi " et donc " je " deviendrai actif.