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LE LIVRE DE l'UNITÉ

Une étude spirituelle simple et authentique qui chemine avec les Ecritures sacrées du monde entier.

Bienvenue à tous ceux qui désirent se plonger dans une étude qui les fera passer
d’un monde à l’autre, d’une vision des choses à une autre, d’une conscience à une autre.

Une étude qui engage le lecteur sur le chemin de la connaissance de Soi,

par la reconnaissance de Ce qui est et qui S'est manifesté.

 

Il y avait quelque « chose » au commencement.

Avec un indéterminisme fondamental et un déterminisme évident, Ce quelque Chose a donné naissance à l’univers, Ce quelque Chose qui S'est révélé comme étant Dieu, a organisé Sa Création, la Sienne et Il est devenu l’univers dont nous faisons intégralement partie et auquel nous participons totalement.

Ainsi, tout ce que nos pensées et sans doute plus encore nos vies mettent en avant et perçoivent, est Sa Création, la Sienne. Car il n’y a rien d’autre que la Manifestation de Ce quelque Chose.

L’Univers, avec toutes Ses Forces, y compris toutes Celles qui semblent s’opposer les unes aux autres et sans lesquelles il n’existerait pas, le Monde, avec toutes Ses manifestations y compris toutes Ses oppositions et Ses conflits apparents, est la Manifestation d’un Tout, la projection d’une seule Chose qui Se révèle "ici et maintenant".

Voyons donc "cette chose" comme il est dit dans le récit de la Nativité de l’Évangile selon saint Luc.

 

Suite

 

 

 

Actualité 2020 : coronavirus, Covid 19.

Dans le mot « virus » est le mot latin « vir », "de l'indo-européen commun Wiros", qui veut dire « homme » (W). Notons que le mot allemand "wir" signifie "nous" de même que le mot anglais "us". Serions-nous concernés (N1) ?

Ce virus couronné, pour ne pas dire royal, se rapporte et s’intègre à l’Homme, à la vie de l’humanité comme d’autres avant lui qui ont participé à son histoire et à son évolution.

Parce que le monde ne perçoit pas l’Unité de toute la Création, comment tout est lié, comment tout est imbriqué, comment tout participe d’une façon ou d’une autre à sa marche en avant, il est dans l’incompréhension.

Sous une apparence négative, ce coronavirus qui vient pour s'inscrire dans les livres de l’humanité, dans celui de son ADN comme dans ceux de son histoire, participe à son évolution indispensable, à son achèvement, à sa survie.

Pour avoir la paix, quoiqu’il arrive, il y a derrière tous les phénomènes de la Nature une Intelligence à l’œuvre qui vaut la peine d’être connue et même combattue.

Ainsi "Si vis pacem, para bellum" dit la sagesse latine, c'est-à-dire « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

Face aux diverses menaces comme celle du coronavirus, on ne peut se permettre de les ignorer et de les laisser gagner du terrain. Bien au contraire, on ne peut que lutter activement contre elles ne serait-ce qu'en se mettant à l'abri de leurs attaques. Ainsi en est-il contre toutes les menaces de l'esprit, contre toutes les pensées, les croyances et les rumeurs qui nous assaillent de tous côtés. Si, à cause de notre indifférence, de notre négligence, elles l'emportent, c'est notre Vie qu'elles emportent, et c'est pour éviter de la perdre qu'on vous a prescrit la guerre.

" On vous a prescrit la guerre et vous l'avez prise en aversion.

" Il se peut que vous ayez de l'aversion pour ce qui vous est avantageux et que vous aimiez ce qui vous est nuisible. Dieu le sait ; mais vous, vous ne le savez pas." (Coran 2: 212-213)

A titre d'exemple, penser avec mépris que Ce qui nous arrive est la faute d'untel ou de tel pays et s'en trouver affecté au point de ne pas réagir devant le danger, est le signe évident d'une infection spirituelle. Nos défenses ont été annihilées.

" Ainsi, veillez sur vous-mêmes de très près, je vous le demande pour l'amour de Dieu. Il faut qu'il y ait guerre en cette vie : au milieu de tant d'ennemis, il n'est pas possible que nous restions les bras croisés. Nous devons donc toujours être en éveil et bien voir comment nous nous comportons, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur. Je ne veux pas dire que les combats doivent durer toujours, ou même être très fréquents. Mais quand ils se produisent, c'est une très grande grâce de Dieu, et c'est ainsi que l'âme avance. Nous ne pouvons pas être des anges ici-bas, ce n'est pas notre nature." (Sainte Thérèse d'Avila - Le chemin de la perfection P238)

Ainsi qu'elle s'illustre dans les nombreux combats qui apparaissent dans les Écritures, y compris dans la Bible et la Bhagavad-Gîtâ, notre Nature est guerrière et nous l'avons prise en aversion. Nous avons négligé le combat spirituel qui s'illustre partout et sans lequel l'Intelligence ne saurait Se rendre manifeste.

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N1 : Il y a effectivement un rapport entre ces mots que nous découvrirons par la suite car c'est bien avec "nous" que "l'Homme" véritable Se révèle comme étant " Dieu [manifesté] avec nous" (Ev. selon saint Matthieu 1:23).

C'est Lui qu'il nous appartiendra de connaître et que nous connaîtrons lorsque, après avoir livré bataille, notre conscience se trouvera purifiée, désinfectée, vidée de toutes les croyances et de toutes les connaissances inconsidérées qui l'ont étouffée car "l'Homme" véritable est Ce-qui-était et qui demeure quand tout le reste a été éliminé par un dépassement constant de soi en soi, la pure Existence qui est Bonheur et Connaissance de Soi indivisiblement.

L'Homme véritable est l'Homme guerrier que l'on finit par observer en soi, lorsque la Vision supérieure s'ouvre :

" Et je vis le ciel ouvert ; et voici un cheval blanc, et celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véridique, et c'est avec justice qu'il juge et fait la guerre." (Apocalypse 19:11)

En fin de compte, nous découvrirons que c'est Lui qui fait "la guerre". Savoir Le suivre du regard et L'accompagner dans Son mouvement comme les armées qui sont au ciel, sans Le gêner, sans L'entraver en voulant faire à sa place, est quelque chose d'excessivement important dans la Vie spirituelle. Lui, "c'est avec justice qu'il juge et fait la guerre", nous pas car nous sommes limités à la vision des apparences extérieures.

L'Homme véritable : "Wiros"

11 Et je vis le ciel ouvert ; et voici un cheval blanc, et celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véridique, et c'est avec justice qu'il juge et fait la guerre. 12 Ses yeux sont une flamme de feu (= vir), et sur sa tête de nombreux diadèmes, il a un nom écrit que personne ne sait, sinon lui ; 13 il est revêtu d'un manteau trempé dans le sang, et le nom dont il s'appelle est : le Verbe de Dieu.14 Et les armées qui sont au ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d'un lin fin, blanc, pur. 15 Et de sa bouche sort une épée acérée, pour en frapper les nations. C'est lui qui les fera paître avec une houlette de fer, et c'est lui qui foule la cuve du vin de la fureur de la colère de Dieu, le Tout-Puissant. 16 Et il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs."

Si ce passage de l’Apocalypse qui n'est autre que la "Révélation" de l'Homme véritable que "Jésus Christ" représente, peut déstabiliser notre façon de voir les choses, ce sera déjà énorme, cela mettra fin à toute une agitation de notre "vie", pour ne pas dire de notre "ville" qui nous est nuisible. Si nous considérons toutes les pensées inconsidérées que nous rapportons au mot d'origine grec qu'est l'Apocalypse, de "apo" qui veut dire "au loin" et de "Calypso" qu'il nous appartiendra de découvrir avec Ulysse, il sera assez facile de s'en convaincre car

"L'éloignement exige le retour" (chap. 25)

est-il dit dans le Tao-tö king, l'un des deux grands Livres sacrés de la Chine.

"Rentrez chez vous et restez y" est actuellement le mot d'ordre car l'agitation est nuisible.

Quand les hommes "seront-ils au fond d'eux-mêmes installés pour y vivre " pour y voir Ce qui doit être vu et pour y vivre Ce qui doit être vécu ? Dans le langage sensible et imagé de la poésie, Mâ Sûryânanda Lakshmî, écrit :

« Qui me dira que les hommes sont d’honnêtes gens ? Ils sont curieux des autres pour s’en amuser et curieux de soi pour s’en apitoyer. Au fort même d’une telle indigence et d’une telle complication, ils se sont tous déplacés. Nul ne s’est soucié du feu qui s’éteint à son foyer ni de l’autel négligé où les fleurs de la veille se sont fanées. Ils ont couru vers l’incendie allumé à l’extérieur et le vent qu’ils faisaient avec leurs gestes a élargi les flammes. Telle est l'honnêteté et telle est la décence des hommes. Ils provoquent inlassablement ce qui ne serait pas sans cette hâte. On les voit hors d’eux tous les jours. Quand seront-ils au fond d'eux-mêmes installés pour y vivre ?

» Mais aujourd’hui où sont les yeux de la piété, où sont ses bras et ses mains ? Où sont ses pas qui parcouraient nos forêts et nos plaines, ce poème à jamais fini qu’elle disait avec nos voix ? Où sont ses bouches chuchotantes et son aimable diligence ? Aujourd’hui le monde est sans hymnes et sans guirlandes ; Elles ont fui, toutes les ailes qui portaient notre méditation et nos devoirs. Le monde est impie et vide. » (Deux extraits du livre « Le voilier rouge », poème scénique P91|19

Avec ("co") la vision apparemment négative du vide ("vid") car la Vie, la Vraie, la véritable Vie de tout homme, n’apparaît que dans le Vide, très au-dessus de toutes les agitations et de toutes les rumeurs de sa pensée. Nous verrons comment atteindre ce Vide intérieur, ce calme céleste, ce vide du Ciel ouvert, celui qui est remplie de la Présence divine elle-même....

Toute la vie extérieure se donne en exemple : "Rentrez chez vous et restez-y" est actuellement le mot d'ordre car notre agitation nous est assurément nuisible. Autrement-dit « Repentez-vous, [rentrez à l'intérieur, intériorisez toutes choses] car le royaume des Cieux est tout proche [est tout près de s'ouvrir]. » (Ev. selon saint Matthieu 4:17)