Homme de Connaissance, André Chouraqui s'est efforcé d'établir une alliance de paix en offrant non seulement une traduction de la Bible, Ancien et Nouveau Testament, mais aussi du Coran. Avec sa propre sensibilité et sa culture d'origine juive, il a eu l'audace de réunir les Écritures qui étaient séparées en considérant qu'elles avaient toutes la même Origine, qu'elles provenaient toutes d'une même Source. A chaque fois qu'un homme, quelque soit sa culture, se réfère réellement à cette Source, sa parole et ses observations deviennent celles d'un seul et même Être auquel on donne le Nom de Dieu. La plus grand difficulté consiste à ne jamais perdre de vue cette Source d'où l'on tend constamment à s'éloigner.

Le site qui a été consacré à André Chouraqui (W) rassemble quelques vidéos et notamment un débat de 1997 (W1 W2 W3). En voici des extraits qui résument l'essentiel pour ne pas dire "le meilleur" (Stances de la Loi 273) qu'il nous appartient de rechercher et voir en tout et partout.

"... en définitive, c'est au nom des dieux qu'on s'entretue."

Ces dieux qu'Il nous fait toucher du doigt au travers d'André Chouraqui et qui sont en fait des démons, sont ceux là même que le Coran et que les Écritures du monde entier dénoncent parce que et d'une façon générale, ceux qui sont sous leur emprise, ne peuvent pas les voir. Si, de génération en génération, le monde et sans doute plus encore le monde dit religieux, s'est laissé et se laisse toujours aveugler, duper, égarer, c'est parce qu'il ne considère jamais la Source mais seulement des événements temporels et spatiaux, des événements d'un passé lointain, des événements qu'il est incapable d'actualiser. Car s'il considérait la Source et s'y référait véritablement, au lieu de dire qu'il n'y a qu'un Dieu, il aurait une vision claire de ce qui doit être combattu de génération en génération. S'il considérait la Source, il saurait que "la Parole" ne révèle que Ce qui est éternel.

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"Au commencement Dieu"

(Genèse 1:1)

Et rien d'autre. Et ce Nom qui n'est pas défini est Dieu !

C'est la Révélation de la Source elle-même à son premier degré de jaillissement.

"Au commencement", il n'est pas dit que Dieu est ceci et Il n'est pas cela.

"Au commencement" le Nom de Dieu ne désigne ni n'exclut rien en particulier.

Ce Nom qui ne désigne ni n'exclue rien, n'est pas un nom ordinaire,

Il est seulement la Révélation du "commencement", et

" J'aime ce dieu d'abord parce qu'il n'a pas de nom."

(André Chouraqui)

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André Chouraqui précise :

   

"Dans le Tao, il y a une phrase-clé qui permet de comprendre la structure interne de la Bible :

" Le nom qui se peut prononcer n'est pas le nom qui fut toujours,
le chemin qui se peut gravir n'est pas le chemin qui fut toujours. "
(W page 116)

 

"Le nom qui se peut prononcer n'est pas le nom qui fut toujours" mais seulement Ce que le Nom met en avant, prononce avec nos vies et en un temps donné. Autrement-dit, et d'un autre point de vue, ce que nous mettons en avant avec nos vies, ce que nous prononçons, comprenons et incarnons du Nom qui représente Dieu "n'est pas le nom qui fut toujours" mais Ce qu'Il révèle de l'Eternité en un instant donné. Et, par extension, rien n'est plus désastreux que de prendre l'étape d'un cheminement spirituel ou une compréhension particulière pour une valeur absolue car c'est dans le Mouvement que Tout est vrai et que Tout Se révèle, ainsi qu'on peut l'observer au travers de toute la Bible qui n'est finalement rien d'autre qu'une marche en avant et sans fin.

Pour être plus précis, le peuple qui marche avec Dieu est un peuple de nomade, un peuple qui ne reste au même endroit que le temps nécessaire. Dès que les ressources sont épuisées, la famine le pousse à reprendre la route et à s'enfoncer dans l'Inconnu pour trouver de nouvelles ressources pour sa survie et, d'avance, il ne sait jamais ce qu'il trouvera au détour d'un chemin. Cette famine spirituelle qui apparaît dans la Bible ne peut être comprise que par ceux qui ont été précédemment rassasiés. Dès que l'on a vraiment pris la nourriture d'un Lieu, dès que l'on a vraiment compris quelque chose de Dieu et que l'on a pris du plaisir par exemple, à lire ou à étudier tel ou tel passage, tel ou tel verset des Écritures, le plaisir disparaît et il est temps de reprendre la route, il est temps de passer à autre chose. Telle est la Loi naturelle, La Loi de notre nature, la Loi du Pasteur pour ne pas dire du Berger.

    "Nomade", du latin nomas, adis, mot grec, proprement « pasteur »" (dict. W)
 

Et de même que le Soleil Se révèle avec Ses rayons, Dieu Se révèle avec un peuple qui marche, avec un peuple nomade, avec un peuple qui ne peut finalement rien faire d'autre que d'avancer et de Le révéler dans Sa totalité. Dieu Se révèle avec le Mouvement de l'univers, avec le Mouvement de la Vie.

" J'aime ce dieu d'abord parce qu'il n'a pas de nom."

" Dès qu'on donne un nom à un dieu, on en fait une idole."

(André Chouraqui W)

Dans cette phrase, on peut déjà distinguer quelque chose qui n'est pas très heureux, et qui arrive lorsqu'on se détourne de la Loi et que l'on cesse d'avancer. On fixe "un dieu", soit dans le temps et dans l'espace, soit dans une compréhension particulière et on en fait, par-là même quelque chose qu'Il n'est pas ou qu'Il n'est plus, quelque chose qui nous interdit tout simplement de marcher avec Lui.

    "Dieu est un" (Coran 112:1)
 

Dieu est fondamentalement "un" et "Dès qu'on donne un nom à un dieu", à cet "un" qui est Dieu, Il cesse d'être "l'Un", Il cesse de manifester Son Unité, Il devient méconnaissable car le nom fait de Lui ce qu'Il n'est pas : un objet particulier, un objet parmi tant d'autres, un objet quelconque, un objet distinct du tout. En Lui donnant un nom, notre "petit ego" s'en empare et en fait n'importe quoi et ce, pour le plus grand malheur qui puisse se concevoir. Car en faisant cela, cet "un" qui est Dieu et qui est sans nom, sans forme, sans attributs, sans commencement ni fin, ni quoi que ce soit de particulier auquel on puisse penser ne peut que lui échapper. Pourtant, c'est de Dieu, c'est de Lui, de Ce qu'Il est qu'il nous faut partir si l'on veut connaître Ce qu'Il signifie, Ce qu'Il révèle.

 

1. Dis : Dieu est un.

2. C'est le Dieu éternel.

3. Il n'a point enfanté, et n'a point été enfanté.

4. Il n'a point d'égal.

(Coran 112:1)

 

En disant Cela, autrement-dit en s'efforçant de réaliser "la Parole", et non de la répéter stupidement, "on donne un nom" à Dieu, on met en avant Ce qu'Il est, on Le nomme, on Le met en place, et Il devient "un dieu", il devient commun, non plus au sens d'un objet parmi tant d'autre mais au sens qu'Il devient si commun qu'Il Se révèle en tout et partout avec le premier mot de cette Sourate de 4 versets (Dis) et qui est une forme latine et plurielle du Nom de Dieu (N), une forme qui Se prononce, qui Se met en avant partout.

Parce que Dieu est fondamentalement "un", Il est commun et même très commun et cet "un" qui n'enfante point et qui ne saurait être enfanté parce qu'Il est en tout et partout, cet Inconcevable, cet Innommable, cet Indéfinissable, Cela qui est au-delà de la Pensée et que "la Parole" révèle, ce Silence finalement, est Dieu, est Ce que tout homme découvre facilement en lui-même, sans avoir besoin d'étudier quoi que ce soit, dès lors qu'il fait preuve d'un peu de considération, dès lors qu'il fait un petit peu de ménage dans sa tête, dès lors qu'il s'efforce de revenir à la Source.

    "Ceci est facile à Dieu." (Coran 22:69)
 

Avec Dieu, il n'y a rien de difficile. Et cet "un" que tout homme découvre très facilement en lui-même, et qui est si commun au point qu'il n'y prête pas attention, tout en restant "un", sinon l'univers s'effondrerait sur lui-même, peut exprimer beaucoup de choses, prendre toutes les formes et tous les noms que nous désirons.

    " O âmes d'oraison ! Goûtez toutes ces paroles. Sous combien d'aspects ne pouvons-nous pas considérer notre Dieu ! Combien d'aliments divers nous trouvons en lui ! C'est une manne qui prend tous les goûts que nous désirons." (Sainte Thérèse d'Avila 261)
 

A la base, il n'y a que cet "un" qui est semblable à un bloc d'argile qui prend toutes les formes et tous les noms que nous désirons et c'est exactement ce que l'on peut observer en ce monde : chacun a sa conception de Dieu, ce qui ne veut pas dire que ce soit la meilleure, ni la plus heureuse, mais c'est en tous cas celle qui lui convient parfaitement, sinon il en changerait. Même ceux qui nient farouchement l'existence de Dieu, ont leur propre conception, leurs propres idées, leurs propres idoles. Même ceux qui se haïssent, se blessent et s'entretuent au nom de Dieu ont leurs propres idées de Dieu, leurs propres idoles.

A la base, il n'y a que cet "un" qui est semblable à un bloc d'argile qui prend toutes les formes et tous les noms que nous désirons mais ce n'est pas forcément celles que nous devrions rechercher. Car seule la meilleure, la plus heureuse, la plus vraie, la plus belle, la plus vaste, comble réellement, procure un réel plaisir. C'est "le Bon Dieu" que sainte Thérèse de Lisieux mettait en avant et s'efforçait de connaître. Cette précision qui passe inaperçue, est pourtant essentielle.

   

" Dieu, personne ne l'a jamais vu ; un Dieu, Fils unique qui est dans le sein du Père, Celui-là l'a fait connaître." (Jean 1:18)

  Comprenons simplement, cet "un" qui est "Dieu", "Celui-là", cet Impersonnel, cet Universel, auquel il convient de se référer "l'a fait connaître" avant même que nous en prenions conscience.

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Les racines asiatiques... Avant d'aller plus loin, quelques définitions importantes :

Brahman : "Le Réel suprême qui est un et indivisible et infini, hors de quoi rien d'autre réellement n'existe." (Glossaire de la Bhagavad-Gîtâ P 348)

AUM : "la syllabe sacrée entre toutes, symbole de l'Absolu, de Brahman, et aussi de toutes les conceptions que l'homme peut se faire du Suprême, du Divin. Cette syllabe fait partie de presque tous les mantras. On l'écrit souvent Om." (Glossaire de l'enseignement de Shrî Râmakrishna P540)

De même que l'Ecriture exprime quelque chose de Dieu lorsqu'Elle est réalisée, la Syllabe sacrée lorsqu'Elle est prononcée, mise en avant fait entendre le Son (Om), c'est-à-dire qu'elle fait entendre la Réalité suprême de l'Existence qui est une et indivisible et infinie.

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" Dès qu'on donne un nom à un dieu, on en fait une idole."

Dans cette phrase, il y a encore un élément important qui se rapporte au "nom" et qui passe inaperçu, c'est le pronom indéfini car "l'Idée Réelle créatrice de l'univers consiste à mettre en avant des principes, des forces, des formes" (Shrî Aurobindo R)

Et c'est avec ce pronom indéfini "on" -- "du nominatif latin homo ; om" ! (dict.) -- qui apparaît (en soi) dès lors que cet "un" est considéré et qui en est l'expression, que "l'Idée Réelle créatrice de l'univers" Se révèle et Elle Se révèle en mettant en avant "un nom", puis des noms, c'est-à-dire "des principes, des forces, [et] des formes" qui peuvent facilement être observées dans toutes les Écritures.

"L'Idée Réelle créatrice de l'univers" est antérieure à la rédaction de toutes les Écritures, antérieure à la Création de l'univers et de fait, tous les noms que les Écritures font apparaître se rapportent finalement à Elle, et par la même à un seul nom. "La Parole" avec tout Ce qu'elle met en avant, avec tout ce qu'elle met en scène dans l'univers, ne révèle en finalité qu'un seul Être qui est Dieu, un seul Être que le féminin ("la Parole") et le masculin ("le Verbe") révèle totalement en se mettant en avant. Tout Ce que la Création révèle en fait partie, Lui appartient.

    "A Dieu appartiennent le levant et le couchant ; de quelque côté que vous vous tourniez, vous rencontrerez sa face. Dieu est immense et il sait tout." (Coran 2:109)
 

Il est si commun que personne ne Le (re)connaît et que nul n'y prête attention, pourtant il n'y a que Lui et Lui seul partout. Comme nous l'avons vu précédemment, si "la Parole" est fondamentale, l'Idée préexistante qui Se détache de "la Parole", l'est plus encore.

Quelques étymologies :

   

Idée : "1119 ; lat. philos. idea, gr. idea « forme visible », d'où « forme distinctive » puis « idée » (même rad. que idein « voir »)" (dict. W)

Idole, "1538; idolle, 1530; ydole, v. 1220; idle, v. 1120; ydele, 1080, Chanson de Roland ; idole a signifié « image, dans un miroir » (v. 1270) ; lat. ecclés. idolum, du grec eidôlon « image » ; parfois au masc. au XVIIe à cause de l'étymologie." (dict. W)

Idole, "du lat. idolum ; qui vient du grec, image, statue, idole ; de même radical que le grec, forme, idée (voy. idée). Dans idolum (o long), l'accent est sur do, et la forme régulière est, en français, idole ; cependant, en de très anciens textes, on trouve idle ; il faut donc admettre qu'il y a eu, dans la latinité, du moins à l'époque de formation des langues romanes, une prononciation avec accent sur i conforme à l'accentuation grecque." (dict. W)

 

Si "la Parole" est fondamentale, l'Idée qui Se détache de "la Parole", l'est plus encore car Elle est Dieu et Elle ne révèle que Lui en tout et partout. Tout ce que "l'Idée Réelle créatrice de l'univers" met en avant, génère ou produit ne révèle qu'un seul nom.

"Au commencement Dieu"

(Genèse 1:1)

C'est-à-dire

"Entête Elohîm(s)"

(Genèse 1:1, trad. Chouraqui)

Et voici "les Elohîms", les révélations de la Réalité suprême qui est Dieu, "Et voici les noms (N)", et voici le départ en nombre, l'Exode, le flot de l'Être qui apparaît au grand jour.

Ce flot de Connaissance, est parfois très difficile à contenir, tant Il coule en abondance. Il nous laisse le plus souvent béat, sans voix. Ceux qui en ont l'expérience comprendront. Car ici nous passons d'une dimension à une autre, d'une dimension sans temps ni espace dans laquelle tout se révèle simultanément (la Toute-Conscience) à une dimension temporelle et spatiale, dans laquelle tout ce qui a été entrevu ou tout au moins une partie infime devra être incarnée, réalisée pour poursuivre la route, pour rejoindre l'Infini. Ce qui exige du temps et de la patience mais si déjà, nous éprouvons quelque chose d'heureux lorsque nous nous approchons de Dieu et que nous nous en réjouissons, c'est le signe d'un progrès évident. Il faut du temps pour que tout se mette en place, avant de pouvoir vivre de son vrai Moi.

   

« Du feu attisé de l’Énergie de la Conscience la vérité naquit, et la Loi de Vérité ; d’elle la Nuit, de la Nuit le flot de l’océan de l’être.

» La Nuit naquit, et de la Nuit le flot de l’océan de l’être, et sur l’océan naquit le Temps à qui est soumise toute créature qui voit. » (Rig-Véda R)

"Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour." (Genèse 1:5)

"Et c’est un soir et c’est un matin: jour un." (Genèse 1:5, trad. A. Chouraqui)

 

Du soir au matin, c'est la Nuit. Tout naît de la même Idée, tout nait de cet "un".

Dans la terminologie de l'Inde la syllabe "Aum" qui se prononce "Om", est le symbole de Brahman, "le Réel suprême" et c'est effectivement Ce qui existe réellement et qui est au-dessus de tout que "la Parole" met en avant. En réalisant Cela, l'Idée qu'elle contient fait disparaître les notions complètement fausses comme celles d'une source ou d'un dieu perdu quelque part on ne sait où dans ce vaste univers.

    On, "du nominatif latin homo ; om" (dict.)
 

Lorsque l'homme se réfère vraiment à la Source de son Existence, se réfère véritablement à cet "un" qui est Dieu, et non à ses croyances, à ses "je croyais que", alors ce "on" apparaît, et "Celui-là", cet indéfini révèle la Vérité impersonnelle et universelle du Nom. "On" est (en soi) l'expression du "Réel Suprême" qui est Dieu, ce n'est pas celle d'un individu séparé du Tout qui est sans commencement ni fin.

Lorsque l'homme se réfère vraiment à la Source de son Existence en renonçant à tout ce qu'il croit savoir et être, il se dévêt et voici qu'il est nu (nu anagramme de "un"), alors le "nom" (no anagramme de "on") Se révèle.

Spirituellement, "On" est (en soi) l'expression du Réel Suprême qui est Dieu, ce n'est pas l'expression d'un individu séparé du Tout qui est sans commencement ni fin. Ce n'est pas non plus la vision d'un individu qui s'est égaré et qui en est encore à se demander : "Si Dieu existe, où est-Il ? " Ou encore qui scrute la source de son existence à des milliards d'années lumière dans le fin fond de l'univers, comme si elle n'était déjà en lui !

" Dès qu'on donne un nom à un dieu, on en fait une idole."

Dès que le grotesque est perçu et qu'on ne peut vraiment pas s'y complaire en continuant de fabriquer des idoles, des idées fausses, alors l'Idée Réelle révèle le meilleur avec ce pronom qui rejoint ceux qui apparaissent à quatre reprises dans les deux premières Stances de la Loi :

    1. La pensée préside aux choses, pour l'essentiel, elles sont pensée, faites de pensée : parle-t-on ou agit-on avec une pensée malveillante, et la douleur suit l'agent telle la roue le pas des bœufs.
2. La pensée préside aux choses, pour l'essentiel, elles sont pensée, faites de pensée : parle-t-on ou agit-on avec une pensée bienveillante, et le plaisir suit l'agent telle l'ombre qui ne se dissipe pas."
(Stances de la Loi 1&2)
 

Il y a tout à comprendre dans ces deux premières Stances sur lesquelles tout le reste repose et avec lesquelles tout se révèle, mais en se limitant ("Ceci est facile à Dieu"), on peut dire que tout est d'abord une question de considération, puis d'observation et enfin d'attitude et de positionnement.

Dès que ce qui est spirituellement malheureux est perçu et qu'on ne peut vraiment pas s'y complaire, Ce qui est heureux ne tarde pas à suivre, ne peut que suivre. Plus on reste proche de cet "un" que ces deux Stances révèlent parfaitement et plus la forme qu'Il prend en soi, ou qu'Il met en avant dans notre pensée et dans notre vie est heureuse et bienfaisante. Ainsi "la douleur" devient la clef des plus hautes réalisations.

   

"La douleur est la clef qui ouvre les portes de la force ; c'est le grand chemin qui mène à la cité de la béatitude."

"Cependant, ô Âme de l'homme, ne recherche point la douleur, car telle n'est pas Sa volonté, recherche seulement Sa joie ; quant à la souffrance, elle viendra sûrement à toi en Sa providence, autant et aussi souvent qu'elle t'est nécessaire. Alors endure-la afin de pouvoir découvrir enfin son âme de ravissement." (Shrî Aurobindo P&A, P407)

 

La tentation est parfois grande de rechercher la souffrance mais ce n'est qu'une perversion car la douleur dont parle shrî Aurobindo et dont il est question ici est Celle qui s'inscrit dans "Bhakti", dans l'Amour et la Dévotion.

Bhakti

La Mère - Pensées et Aphorismes de Sri Aurobindo P383

Dès que ce qui est spirituellement malheureux est perçu et qu'on ne peut vraiment pas s'y complaire, Ce qui est heureux ne peut que suivre. Plus on reste proche de cet "un" qui est Dieu et plus la forme qu'Il prend en soi ou qu'Il met en avant dans notre pensée et dans notre vie est heureuse et bienfaisante et, en Cela que cet "un" révèle " mon âme prend plaisir."

   

Et "Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir." (Isaïe 42,1, trad. L. Segond)

Et "Voici mon Serviteur que je soutiens, mon élu, qui a toute ma faveur." (Isaïe 42: 1, trad. E. Osty)

Et " Voici, je soutiens mon serviteur ; mon être veut mon élu. Je lui ai donné mon souffle, il fait sortir le jugement des nations." (Isaïe 42:1, trad. A. Chouraqui)

 

Il fait sortir le jugement, la vérité, la justice, le vrai, des noms, des révélations qui constituent l'Incarnation divine.

Plus on reste proche du commencement que le premier mot indéfini de la Bible représente parfaitement, et plus le Divin se révèle en soi et à travers Soi.

 
AU
22
20
42
 

(22 - 20 = 2 !)

Des litanies de Swâmi Râmdâs qui mériteraient d'être lues en entier, ceci :

    « Il y a deux échelles – Amour et haine – ô Râm, qui jaillissent de Toi. Pour T’atteindre, c’est à dire pour monter, c’est l’échelle d’amour qu’on prend. Pour Te quitter, c’est à dire pour descendre, c’est l’échelle de la haine. L’amour mène à l’unité ; la haine mène à la différence. L’unité est bonheur. La différence est misère. » (Carnet de pèlerinage P122)
 

On dit que les parallèles se rejoignent à l’infini et le graphisme de la lettre A illustre parfaitement ces parallèles qui se rejoignent à l’infini, aussi souvent que nécessaire, à condition de se mettre en marche, à condition d’emprunter cette échelle à un seul barreau.

Car plus on s'éloigne de la Source, du Commencement, plus on établit sa vie sur les idées qu'on se fait de Dieu ou sur les conceptions des uns et des autres, et plus l'égarement est important et plus les conséquences que l'on peut observer dans le monde peuvent être douloureuses. Au nom de leurs propres idées, de leurs propres idoles, de leurs propres conceptions mentales, que de malheurs, que de haine et de stupidité. Mais, et parce que la Création est une et indivisible, dès que la mauvaise attitude est perçue, Ce qui est heureux ne tarde pas à suivre.

   

"Alors on commença d'invoquer le nom de Yahvé." (Genèse 4:26, trad. Osty)

" Alors, le nom de IHVH Adonai commençait à être crié." (Genèse 4:26, trad. Chouraqui)

 

C'est dans ce contexte que le pronom indéfini "on" apparaît pour la première fois dans la Bible, et voici que le Nom bienheureux Se fait entendre à voix haute, S'impose sans discutions possibles, voici "Le nom qui se peut prononcer".

Les chiffres (4:26) que nous avons entrevus précédemment, sont bien sûr en rapport avec le Tétragramme, avec cette base, avec ce Socle qui est Dieu.

     
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Déclinaison latine du Nom de Dieu :

 

7 - Déclinaison de deus

Singulier

Pluriel

Nom.
Voc.
Acc.
Gén.
Dat.
Abl.

deus
de
us (rarement dee)
de
um
de
i
de
o
de
o

dei (dii, di)
de
i (dii, di)
de
os
de
orum (deum)
de
is (diis, dis)
de
is (diis, dis)

 

http://www.prima-elementa.fr/Gramlat/gram_lat-08.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Aghamarshand 10 :190,1 et 10 :109 :1-2 - Extrait de « La vie Divine » de shrî Aurobindo T2 P375 et P271)

 

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