" Des voies l'octuple est la meilleure, des vérités les quatre pieds sont le meilleur, des choses la meilleure est l'absence de passion, et parmi les êtres à deux pieds le meilleur est celui qui a l’œil."(Stances de la Loi 273)

 

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"Au commencement" : "Dieu " (= 39)

 

 

En finalité, l'illusion de la Création distincte de Dieu cesse d'exister et il n'y a plus que Dieu (= 39) et Dieu (= 39) seul et voici que tout est Ta Manifestation, que tout est Ta création qui apparaît sous une forme ou sous une autre.

 

   

"Sanjaya dit :
74. — J'ai entendu cet entretien merveilleux de Vâsudéva et de Pârtha à la grande âme, qui fit mes cheveux se dresser.
75. — Par la grâce de Vyâsa, j'ai entendu ce secret suprême, ce yoga, directement je l'ai entendu de Krishna, le Maître divin du yoga, qui Lui-même l'a proclamé.
76. — O Roi, me rappelant, me rappelant ce discours merveilleux et sacré de Késhava et d'Arjuna, je me réjouis encore et encore.
77. — Me rappelant, me rappelant aussi cette prodigieuse forme de Hari, grand est mon émerveillement, ô Roi. Je me réjouis encore et encore.
78. — Là où est Krishna, le Maître du yoga, là où est Pârtha, l'archer, immanquablement sont gloire, victoire et prospérité, et aussi l'immuable Loi de la justice."

 

 

Ces cinq derniers Versets de la Bhagavad-Gîtâ (74 + 75 + 76 + 77 + 78 = 380 !) et sans doute plus encore le dernier qui résume tout, sont immenses. -- Il y tant de façons de voir les choses qui mériteraient d'être développées simultanément mais le langage mental qui est celui d'une lente progression ne le permet pas -- Car ils sont à l'image de ce Diamant (W) dont parle sainte Thérèse d'Avila R P21), de ce "cristal parfaitement limpide", non seulement parce qu'il possède de nombreuses facettes qui par transparences en font apparaître d'autres, -- tout est imbriqué, tout est en relation avec tout, tout est l'un dans l'autre, et lorsque l'on voit une facette de ce cristal parfaitement limpide, on en voit d'autres par transparence qui s'ouvrent finalement sur l'Infini -- mais aussi parce que la Bhagavad-Gîtâ est aussi la Révélation de deux Amants, des deux Amants d'une "grande Âme". A deux reprises Krishna dit à Arjuna, à Celui qui l'écoute : " sois Mon amant" & "deviens Mon amant" (9:34 & 18 :65) -- l'Amour de Dieu implique une Relation, un échange. Il n'est jamais à sens unique, il n'est jamais à fond perdu. Arjuna aime Krishna et Krishna lui donne toute la Connaissance, lui donne de naître à Sa Réalité dans toute l'étendue de Son Âme.

 

   

Diamant reconstitué à partir d'un diamant bleu tronqué.

 

le meilleur est celui qui a l’œil...

Celui qui a l'œil est déjà celui qui s'efforce de voir la Totalité, qui ne limite pas sa vision à une seule facette comme le font ceux qui n'ont pas conscience d'être aveugles. A ce sujet,

 

   

" Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant. Le premier toucha la jambe de l'animal et dit : « L'éléphant est comme un pilier. » Le second palpa la trompe et dit: «L'éléphant est comme une massue. » Le troisième aveugle tâta le ventre et déclara :« L'éléphant est comme une grosse jarre. » Le quatrième, enfin, fit bouger une oreille de l'animal et dit à son tour :« L'éléphant est comme un grand van. » Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet. Un passant leur demanda la raison de leur querelle ; ils la lui exposèrent et le prirent comme arbitre. L'homme déclara : « Aucun de vous n'a bien vu l'éléphant. Il n'a pas l'air d'un pilier, mais ses jambes sont des piliers ; il n'a pas l'air d'un van, mais ses oreilles y ressemblent. Il n'a pas l'aspect d'une jarre, c'est son ventre qui en est une. Il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue. L'éléphant est une combinaison de tout cela : jambes, oreilles, trompe et ventre. » Ainsi se querellent ceux qui n'ont vu que l'un des aspects de la Divinité." (Shrî Ramakrishna 687)

 

 

A l’image du Tétragramme, à l’image du Nom de Dieu, l’éléphant qui est "un", est malgré tout un assemblage de tout cela mais limiter l’éléphant à un aspect particulier est aussi ridicule que de limiter Dieu à un aspect particulier. C’est malheureusement la conception du monde. Les uns ont les oreilles, les autres les jambes, d’autres le ventre, d’autres encore la trompe mais avons-nous oublié qu’un éléphant ça trompe énormément ! Voilà une connaissance essentielle à ne jamais perdre de vue.

Nous noterons qu'il s'agit de la perception de "Quatre aveugles", donc d'une perception qui s'approche de la Réalité que l'éléphant représente ici et qui s'apparente plus à une perception "scientifique" que "religieuse". S'approcher de la Réalité que "la Parole" représente de mille façons différentes est une chose, s'en servir pour affirmer son ignorance en est une autre qui ne pardonne pas. S'il suffisait d'affirmer n'importe quoi pour que cela devienne vrai, il y a longtemps que cela se saurait. En soi, le mental qui observe exactement Ce qui S'est manifesté, doit être favorisé car avec ses observations, nous devrions bientôt être en mesure de réaliser que tout Ce qu'il perçoit témoigne d'une Intelligence qui S'est structurée et qui a pris forme, qui a pris la forme de l'univers.

 

   

le meilleur est celui qui a l’œil

 

 

Celui qui a l'œil voit avec ce losange que "Sanjaya" représente et il a la Vision de ce Polygone (one = un en anglais), de ce Quadrilatère qui est placé au plus haut et souligné en première de couverture (R).

Celui qui a l'œil a la Vision de Ce qui est placé tout en haut, "Au commencement" de la Bhagavad-Gîta.

Que ce soit dans les Evangiles ou dans le Coran, "l'ange" est celui qui apporte, qui rapporte toute la Connaissance à celui qui est conscient d'être aveugle, à celui qui ne sait pas mais qui s'interroge, qui fait sortir de lui-même toute la Connaissance de Dieu.

Avec cet œil qui s'ouvre lorsque nous prenons conscience de notre aveuglement et de nos limites, on peut déjà voir que c'est sur le verset 78 que s’achève la Bhagavad-Gîtâ. Ce qui Se révèle en finalité dans une vie spirituelle, c'est obligatoirement Ce qui S'est manifesté et qui est passé inaperçu.

78 comme Dieu (= 39) et Dieu (= 39) seul et là où Il est totalement manifesté, "immanquablement sont gloire, victoire et prospérité, et aussi l'immuable Loi de la justice."

"Au commencement" sont les quatre lettres fondamentales d'un Nom qui signifie Dieu et là où Sa Souveraineté est finalement reconnue par Celui qui l'éclaire et le met en avant, "immanquablement sont gloire, victoire et prospérité, et aussi l'immuable Loi de la justice."

 

   

Car "l'âme du juste [l'âme de celui qui voit juste] n'est autre chose qu'un paradis, le Seigneur, comme il nous l'assure lui-même, prend ses délices. Mais que penser, je vous le demande, de l'appartement un Roi si puissant, si sage, si pur, si riche de tous biens, prend plaisir à résider ? Pour moi, je ne vois rien..." (Sainte Thérèse d'Avila P21)

 

 

"Au commencement" quatre lettres fondamentales d'un Nom fondamental, primordial, d'un nom avec lequel s'ouvre la Bhagavad-Gîtâ :

 

   

Dhri(tarâshtra)

39

31

70

   

 

qui signifie

 

   

Dieu

39

31

70

   

 

qui signifie Di(2)eu et

 

   

"Là où est Krishna (1), le Maître du yoga, là où est Pârtha (1), l'archer, immanquablement sont gloire, victoire et prospérité, et aussi l'immuable Loi de la justice."

 

 

Là où Eux Deux (II) Se présentent ainsi, là où Eux Deux se trouvent réunis, là où Deux Eux apparaissent à la fois semblables et complémentaires, il n'y a finalement rien d'autre que la Révélation de Di-eu(x) (= 39), que la Révélation des 2 (di) qui sont Dieu (7) car c'est l'Unité qui est Dieu.

Ce que l'on perçoit dans le dernier verset de la Bhagavad-Gîtâ c'est tout simplement la Divinité. Car

 

    "La Création est le fait d'une Divinité intégrale qui se fragmente " (Ramana Maharshi P37)
 

 

La Divinité est la Divine Unité.

 

   

Div-unité

104

96

200

Deux Eux 104 96 200
    200 comme 2 x 100 ; 104-96 = 8
 

 

78 comme la Révélation de Ce qui est là et là, de cette Intelligence qui est là et partout sous une forme ou sous une autre et où Cela est perçu, "immanquablement sont gloire, victoire et prospérité, et aussi l'immuable Loi de la justice."

 

   

Là où est Krishna, le Maître du yoga, là où est Pârtha, l'archer

551

527

1078

là et là 051 027 0078

 

   

 

"En fait, ils sont CELA et CELA seulement." (Mâ Ananda Moyî P127 !)

 

 

Ce qui sous-entend la Vision de l'Unité absolue dans laquelle il n'y a pas de place pour de vaines croyances, pas de place pour l'affirmation d'un ego individuel aux perceptions limitées et cloisonnées, pas de place pour la vision d'une seule face, d'une seule facette car en finalité "l'âme individuelle perd son existence limitée". (Shrî Ramakrishna 27)

27 comme 2 x 7 (14) et comme 3 x 9 (39)

 

   

" Là où est Krishna (7), le Maître du yoga, là où est Pârtha (7) , l'archer, immanquablement sont gloire (1), victoire (2) et prospérité (3), et aussi l'immuable Loi (9) de la justice." (= 1439) !

 

 

En finalité, "la Parole" révèle Ce qui était "Au commencement", qui S'est manifesté et qui est passé inaperçu comme la véritable dimension de l'existence qui est aussi la nôtre, comme la plénitude de la Vie que Dieu (7) représente avec toute Sa Création.

A noter que c'est en page 27 (comme 3 x 9) que s'ouvre le premier chapitre de la Bhagavad-Gîta et que c'est que en page 329 (R) que "la Parole" révèle Dieu avec Sa signification. Si Dieu (7) était un, au sens où le monde l'entend, c'est-à-dire au sens d'un être distinct de sa création, Il ne pourrait pas Se révéler en tout et partout et d'une façon ou d'une autre, et plus particulièrement au chapitre 2 page 39 à celui qui ayant vu Ce qu'il en est, se sent capable de rien.

A noter encore que c'est en page 39 que s'ouvre le premier verset de version anglaise (Winthrop Sargeant W) de la Bhagavad-Gîtâ entrevue précédemment et que c'est en page 739 que le 78ème verset définit Ce que Dieu signifie R) et qui est immense.

Albert Einstein se posait la question de savoir si Dieu avait le choix en créant le monde. Mais comment pourrait-Il ne pas le rendre manifeste quand on a un minimum de considération et que l'on accepte enfin de voir Ce qui S'est manifesté.

Au commencement Il y a "la Parole", il y a Ce qui S'est exprimé, fait entendre, révélé et Cela était

 

   

Dieu

39

31

70

    39-31 = 8
 

 

Et "c'est CELA et CELA seulement" que le 78ème verset qui est aussi le 700ème verset du 18ème chapitre, révèle.

Là où apparaît Ce qui est à la fois semblable et complémentaire, il n'y a finalement rien d'autre, dès lors qu'il y a de la considération, que la Révélation de Ce qui S'est manifesté et qui est "Fils".

 

   

"En fait, ils sont CELA et CELA seulement." (= 678 !)

 

  Aborder Ce "Fils" c'est aborder l'Être (6) incarné que Dieu nous donne à connaître, c'est aborder Ce Diamant aux faces infinies, c'est aborder le pluriel d'un mot singulier, c'est aborder la Révélation de l'univers, c'est aborder le Corps même de la Révélation, autrement-dit l'Incarnation elle-même.
     
     

 

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